NIS2
Les obligations NIS2, traduites en actions
Si votre entreprise est concernée, NIS2 attend trois choses : une direction impliquée, des mesures de gestion des risques et la notification des incidents importants.
Mis à jour le 29 octobre 2026
1. Une direction impliquée
Les organes de direction doivent approuver les mesures de gestion des risques, superviser leur mise en œuvre et suivre une formation. La cybersécurité n'est plus seulement un sujet informatique.
2. Des mesures de gestion des risques
La directive (article 21) liste au minimum les thèmes suivants :
3. La notification des incidents importants
Les incidents « importants » au sens de la directive doivent être notifiés à l'autorité compétente selon un calendrier par étapes. Tous les incidents ne sont pas concernés : cela dépend de critères réglementaires précis. En France, les modalités exactes dépendront de la loi de transposition, encore en cours d'adoption à la date de mise à jour de cette page.
Et les sanctions ?
NIS2 prévoit des mécanismes de supervision et des sanctions, dont les plafonds sont fixés par chaque État membre dans le cadre défini par la directive. Plutôt que de raisonner en amendes, retenez ceci : les mesures demandées sont d'abord celles qui protègent votre activité.
Obligation, recommandation ou bonne pratique ?
- Obligation légale : ce qu'impose un texte en vigueur (directive transposée, RGPD…).
- Référentiel / recommandation : les guides de l'ANSSI, ISO 27001… utiles, mais pas des lois. Cas particulier : le Référentiel Cyber France (ReCyF) de l'ANSSI fixera les objectifs de sécurité obligatoires une fois la loi adoptée ; ses « moyens acceptables de conformité » resteront, eux, facultatifs.
- Bonne pratique : ce qui améliore votre sécurité sans être juridiquement exigé.
Notre bilan distingue toujours ces trois niveaux.