Guide

Sauvegardes : le guide pour une TPE qui ne veut rien perdre

Panne, vol, rançongiciel : quoi sauvegarder, à quelle fréquence, où garder la copie hors ligne, et comment tester la restauration.

Publié le 30 octobre 2026 · 3 min de lecture

Pourquoi c'est la mesure qui sauve

Un disque qui lâche, un ordinateur portable volé, un dégât des eaux ou un rançongiciel qui chiffre tous les fichiers : la cause change, le résultat est le même. Sans sauvegarde, les factures, les devis, les fichiers clients et la comptabilité disparaissent. Avec une bonne sauvegarde, on reprend le travail en quelques heures ou quelques jours.

Face à un rançongiciel en particulier, une sauvegarde saine est le seul moyen de repartir sans payer les attaquants, ce que les autorités déconseillent toujours.

Étape 1 : faire l'inventaire

Listez ce qui contient vos données : ordinateurs, serveur, téléphones et tablettes, disques externes, clés USB, mais aussi vos services en ligne (messagerie, logiciel de comptabilité, stockage en ligne). Puis choisissez en priorité ce que vous ne pourriez retrouver nulle part ailleurs : comptabilité, fichiers clients, contrats, devis, photos de chantier, création graphique.

N'oubliez pas ce qui permet de remettre en route : la liste des logiciels, leurs licences et leurs réglages. Restaurer des fichiers sans pouvoir les ouvrir ne sert à rien.

Étape 2 : choisir la fréquence

La bonne fréquence dépend de la quantité de travail que vous acceptez de perdre. Si vous modifiez vos fichiers tous les jours, une sauvegarde quotidienne s'impose. Les logiciels proposent trois modes :

  • complète : tout est copié, c'est la plus simple à restaurer mais la plus longue ;
  • incrémentale : seules les modifications depuis la dernière sauvegarde sont copiées ;
  • différentielle : les modifications depuis la dernière sauvegarde complète.

Une combinaison courante : une sauvegarde complète par semaine, des sauvegardes incrémentales chaque jour. Le plus important est que ce soit automatique : une sauvegarde qui dépend de la mémoire de quelqu'un finit par ne plus être faite.

Étape 3 : multiplier les copies, et en éloigner une

Cybermalveillance.gouv.fr recommande de multiplier les copies sur différents supports et d'en garder une dans un lieu distinct : un incendie ou un cambriolage emporte aussi le disque posé à côté de l'ordinateur. La règle d'usage dite « 3-2-1 » le résume bien : trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une hors de vos locaux.

Le stockage en ligne est pratique pour la copie distante. Mais attention : un service qui synchronise vos fichiers n'est pas une sauvegarde, car un fichier effacé ou chiffré sur votre ordinateur l'est aussi en ligne. Vérifiez qu'il conserve un historique des versions.

Étape 4 : déconnecter le support

C'est le point le plus souvent oublié. Un rançongiciel chiffre tout ce qu'il peut atteindre, y compris le disque de sauvegarde resté branché ou le dossier partagé sur le réseau. Débranchez le disque externe une fois la sauvegarde terminée, et protégez l'accès à la sauvegarde en ligne par un mot de passe distinct et la double authentification.

Étape 5 : tester la restauration

Une sauvegarde jamais testée est un pari. Au moins une fois par trimestre, essayez de restaurer quelques fichiers, et une fois par an tout un poste. Vous découvrirez avant l'incident ce qui manque : un dossier oublié, un mot de passe de chiffrement perdu, un logiciel introuvable. Surveillez aussi l'état des supports : un disque ou un DVD se dégrade avec le temps.

Faire le point

Le bilan cyber gratuit d'Okyber pose ces questions (fréquence, copie hors ligne, test de restauration) et ajoute à votre plan d'action ce qui manque. Avec les offres Business et Équipe, vous pouvez joindre la preuve du dernier test de restauration à l'action correspondante : utile le jour où un client ou un assureur vous la demande. Si l'incident est déjà là, suivez que faire en cas de cyberattaque.

Passez de la théorie à votre situation.
Cyber Score, risques et plan d'action en 15 minutes.
Démarrer mon bilan
À lire ensuiteTraceurs dans une application : 7 millions d'euros d'amende, quelles leçons pour une PME ?
Démarrer mon bilan